Et Daniel Virieux, article Front national, dans Dictionnaire historique de la Résistance, dir. François Marcot, Robert Laffont, 2006, p 124. Cest exactement la méthode que Jean-Pierre Stirbois, un des principaux lieutenants de Jean-Marie Le Pen, applique à Dreux lors des élections municipales de 1983. Cette ville dEure-et-Loir présentait un terrain tout à fait propice à cette stratégie. À partir du début des années 1960, sous leffet dun développement industriel et de sa relative proximité avec la région parisienne, Dreux allait connaître une mutation profonde avec la construction de quartiers de grands ensembles sur les plateaux Nord et Sud, en périphérie du vieux centre historique. Cette urbanisation rapide devait répondre à un afflux de population très important, la ville passant de 25 000 à 35 000 habitants en dix ans. Bon nombre de ces arrivants étaient des travailleurs immigrés accompagnés de leur famille et lon estime à 20 environ le poids de cette population immigration dans la population en 1983. Dreux vécut donc dans les années qui précédèrent le scrutin municipal de 1983 un phénomène de surgissement soudain dune population immigrée importante dans le paysage local. Mais fait intéressant, cette réalité demeura euphémisée dans le discours public et politique durant les années 1970. Comme le relate Corinne Bouchoux, dans le bulletin municipal il était alors uniquement question daccueillir les nouveaux Drouais. À la veille des élections municipales de 1977, la tonalité du discours est ainsi la suivante : Nous tenons à conserver une âme commune à tous les Drouais, anciens et nouveaux, aussi différents soient-ils dâge, de situation et dopinion. Ni la question de limmigration ni celle de la diversité ethnique croissante de la ville ne sont alors explicitement mentionnées. Lambiance et les thématiques abordées lors des deux campagnes municipales de 1983 lélection de mars puis lélection partielle de septembre seront tout autres, comme la écrit Françoise Gaspard, la maire socialiste sortante : La campagne avait porté, en tout et pour tout, sur la présence des immigrés dans la ville. Aiguillonnés par leur leader local, les militants et sympathisants frontistes menèrent en effet une campagne très active multipliant les porte-à-porte et les tractages en se focalisant sur limmigration et linsécurité. Reprenant la formule de Jean-Marie Le Pen, Jean-Pierre Stirbois répétait en boucle quil disait tout haut ce que les Drouais pensaient tout bas et revendiquait une stratégie de dévoilement du problème immigré. La droite nétait pas en reste et la ville bruissait de rumeurs sur larrivée de nouveaux contingents dimmigrés ou de faits divers commis par ces mêmes immigrés. Pour répondre à ces rumeurs et ces attaques, la municipalité de gauche répliqua en se plaçant sur le même terrain comme en atteste cet extrait du bulletin municipal de mai 1982 : Qui a fait venir les travailleurs immigrés à Dreux? Qui y eût intérêt? À coup sûr, pas la municipalité qui, depuis 1977 la gauche conquérant la mairie cette année-là, a dû faire face à une situation créée par dautres. Avant nous, on avait, en revanche, fermé pudiquement les yeux, voire encouragé le mouvement autorisant la construction de foyers À Dreux, le débat doit souvrir et les masques doivent tomber afin que toute la vérité soit dite sur ce difficile problème. On verra alors qui a profité de limmigration et qui en subit aujourdhui les conséquences.
En 1995, Jean-Marie Le Pen demande larrêt de toute. Cette position est réitérée en 2002 et 2007. En 2012, il nest plus question darrêter toute immigration. Il apparait un chiffrage avec un objectif de réduire les entrées par an à 10 000 au lieu de 200 000. Labsence de voitures sur les routes pendant le confinement na eu quun faible impact sur la pollution de lair Le parti entend faire de l une Europe des nations basée sur la coopération entre chaque État européen qui disposerait pleinement de sa. Femmes et extrême droite ; le Front National et la cause des femmes françaises-Les Utopiques Respect et amitié. De la part du responsable LR, il sagit là dun accueil républicain, indique son entourage. Cela na rien à voir avec les, vendredi soir à Toulon. Mais il pourrait aussi sagir de montrer que la droite ne se résume pas au rassemblement du Trocadéro et à une base radicalisée, explique dautres proches cités par. Dans une seconde vidéo postée sur le site du quotidien régional, Christian Estrosi a exprimé son respect, voire son amitié pour le candidat. Version du 19 août 2016 sur l, in valeursactuelles.com, 13 septembre 2013 Face aux personnes présentes, le jeune homme de 31 ans, adhérent au parti dextrême droite depuis deux ans, explique avoir été choisi par Jean-René Coueille, à la tête du FN dans le département du Cher, pour porter la voix de Marine Le Pen. NB : Jusquen 2011, les élections se déroulaient sur la moitié des. Le nombre de suffrages était donc divisé par deux. De plus, le département de na jamais été concerné par ce type délection. En effet, cest une dizaine de sympathisants qui a eu lidée de créer ce groupe il y a quelques mois et au sein duquel des célibataires peuvent échanger voire trouver lâme sœur avec les mêmes affinités politiques. Ici, pas trop de sectarisme : le groupe est ouvert aussi aux personnes se réclamant du communisme. On est là pour parler dans la légèreté et le respect Vous êtes les invisibles, broyés par un système financier fou. Pour la caste politique UMP-PS, face à leur Dieu, le triple A, vous êtes des triples riens.
À la surprise générale, le, alors que le Front national est encore affaibli par la scission intervenue en 1998, Jean-Marie Le Pen accède au second tour de l avec 16,86 et 4 804 772 voix, devançant le Premier ministre et candidat socialiste. Cest la première fois quun candidat dextrême droite accède au second tour dune élection présidentielle. De son côté, obtient 2,34 des suffrages. Site de Rencontre Politique : Front National Extrême Droite Le chef de lEtat a été applaudi à lissue de cet échange dune vingtaine de minutes, et a réaffirmé quil serait mobilisé jusquau bout.
et Stéphane Courtois, Le PCF dans la guerre, Ramsay, 1980, p 333-334.