Dans le foyer, je suis la propriétaire de mon homme. Sa servante, sa prisonnière. La résignation moutonnière, ainsi que la soumission définitive reste mon unique loi daction. Au secours, ma dignité, ma dignité! Le droit de lespèce féminine a lémancipation, nest pas négociable, le devoir des machistes et masochistes à nous entendre est urgente. Pour mon mari je suis une pensionnaire à la maison. La préparation du repas, la lessive, la leçon des enfants, le repassage des vêtements, les travaux routiniers à la maison sont pour lui des actes de fainéantises. Cest pourquoi il me traite souvent de vaut rien. Autrefois jai reçu une paire de gifle en plein visage. Un visage si idolâtré autrefois par mon homme, quand il me faisait la cour. Je men souviens quà ce moment il comparait celui-là à Mona Lisa. Les prières quil madressait, ressemblaient à celles quon adressait à Notre Dame. Voilà quaujourdhui sa voix monotone et tyrannique me fait peur. Parfois dans le lit jappelle le sommeil pour fuir ma réalité morose mais le sommeil fuir comme un ombre. Qui pis est après avoir roué de coup, mon homme doit se servir de sexe. Pour se réconforter. Mais il le fait comme un animal sauvage, les caresses ne sont plus pour moi, pour le désir sexuel on en parle pas, car jai perdu ce gout depuis des lustres. Il se sert de mon sexe comme sil pourrait boire dans mon verre pendant mon absence. Cest comme une seconde viol légalisé. Demain, je vais chez le médecin visage enflé, jétais non seulement honte mais aussi diminué. Dès mon retour de la clinique, je me suis rendu directement dans un tribunal, pour signaler au Juge ce qui mest arrivée, en espérant trouver un arbitrage impartial, pouvant mieux concilier nos différents pour mettre un terme définitif dans mes exactions morale et physique, subis au quotidien de la part de mon compagnon. Jai rencontré une grand-ma, elle fumait sa pipe, voyant mon visage elle sapitoie de moi, cependant elle me demande de me taire : Lie ta ceinture ma fille. Ton cas nest pas une exception, parce que moi-même, dans mon foyer autre fois jai avalé cette même couleuvre. Etant déterminé, jai décidé de voir le magistrat. Il commence à maccorder toute son attention. En voyant la monstruosité de mon visage : Qui est ce malfrat qui ose frapper une sainte femme dans cet état? Quand je lui dis que cest mon Compagnon, il devient aigre, et monte le ton Rapidement. Voici ce que lintellectuel me dit : Vous, femmes actuelles. Vous devenez des pourries. Vous avez tendances à prendre le pantalon, pour donner la robe à lhomme. Vous ne comprenez plus pourquoi Dieu vous a créé? Vous oubliez si vous êtes lauxiliaire de lhomme, son assistant. Si vous êtes créé cest pour sa gloire, pour lui satisfait, pour lui réconforter. Lhomme ne me laisse dire plus quun mot, en douchant de blâmes correctives, Mon devoir, poursuit le magistrat, est de faire respecter les lois et surtout les normes, Je ne peux pas me permettre de donner une prime à la dépravation de notre société, dans lexercice de ma fonction. Une femme qui fréquente les associations dépravées, prétendant défendre les droits de la femme, une saloperie comme ça, doit avoir un bon cocher pour lui apprivoiser. Un gaillard pouvant lui donner à manger, lui taper quand il faudrait, lui donner beaucoup denfants pour lui empêcher de fréquenter les associations de déviantes, qui corrompent nos dames. En lavant leurs cerveaux et Les empêchant de vivre avec leurs maris. Les Saoudiens ont les seuls à avoir raisons. Une femme ne doit pas laisser chez lui sans être accompagner dun homme. Il faut vous traiter en mineures. Que voulez-vous davantage poursuit le magistrat je ne donne pas assez de conseil, pour réussir votre famille madame? A partir de votre âme et conscience Magistrat, je veux que vous aidiez a retrouver ma dignité votre honneur. Si je mamène ici cest pour trouver un support, une protection légale mais ce nétait pas pour être jugée par un complice. Voilà dit-il, vous venez jusquici me manquer dégard dans mon bureaux, je le dirais on me croyait pas, vous êtes déjà une femme immorale, pourrie, un cas perdue et irrécupérable. De la même manière vous navez pas de respect pour votre homme, vous voulez irradier votre mauvaise éducation à tout le monde? Même à un Juge de Paix? Oui Monsieur a un Juge de Peur lui rétorqué-je. De toute façon, je suis parmi ceux-là qui ne vous laissent pas transformer mon pays en un autre 2 e tribut de Nayar, ce tribut Indien permettent aux femmes davoir jusquà douze amants. De plus ces dernières percent un trou sous le sexe des garçonnets afin quils puissent faire pipi en saccroupissant. Autrement dit, voudriez-vous transformer les hommes dici en marche pieds pour femmes comme ceux des Etats Unis? Vous vous êtes trompées ma Sœur. Le philosophe Schopenhauer a déjà résolu votre problème il y a longtemps. Quand il dit que la femme est un problème dont la solution est la grossesse conclue-t-il. Nayant pas dautres soutiens, je me suis obligée de retourner à la maison familiale, pour poursuivre les pénitences blouses de ma vie. Bon, a-t-il dit, maintenant je vais pouvoir te regarder. Commandez la version physique de lalbum Monologue Social dOriginal Tonio disponible dès à présent! Claude Frochaux, LHomme seul, partie II, p 185. Notre espèce est désigné et connue sous des appellations diverses : comme putain, fille de joie, mal nécessaire, amusement, salope, larve-au-drive, pourtant on nest ni des filles bâtardes de la nature ni des extraterrestres. Moi, à Paris comme à New-York je me débrouille pas mal, avec ma profession damuseur de la chair. Parfois je viens du Balcan, dAfrique noire ou du coté de Soleil levant. Souvent je me suis vendue, abusée, devenue esclave sexuelle. Bien sûr, quest-ce quil y a? Je vois que tu sursaute, ça tétonne cest la grande mode ma chère, la traite des femmes. Oui je suis à la fois la marchandise et la marchande. Un négoce pas comme les autres, elle est plutôt spéciale, le commerce de ma chair. Je passe toute une vie à me commercialiser, et a être une le produit de commercialisation pour les autres. Dans un Roman très célèbre dun Européen éclairé, il fait dire lun de ses personnage : Quest-ce quil y a dans la femme, sinon un corps, une chose dont on sen sert, comme une brosse à dent, ou un morceau de savon, quand on a faim on mange, quand on a soif on boit, quand on a envie dun autre corps on monte dessus tout le reste nest que blablabla, une morale de pleurnicheurs et dimpuissants. Pourtant ma condition de vie ne change pas, je me suis fait prise dans un cercle vicieux. Mon gain personnel du business sest réinvesti, dans le conditionnement et la promotion du produit vendu, afin que celle-ci soit plus alléchante, plus vendable, vaille plus dargent. Cest pour cette raison je vous dis mes bénéfices du commerce, réinvestit dans les accessoires à membellir. Quoique je suis le produit, détenteur du corps et des orifices outils de plaisir aux clients et la fois la productrice, la serveuse talentueuse, exécuteur du service ingrats de prostituer mon corps sacré, aux assassins, violeurs denfants, terroristes, aux gens malades et sales desprits. Mon patron le proxénète gagne plus dargent que moi. De 12 à 45 ans une vie dactivité intense, accéléré exagéré, puisque le travail me prend tout le temps, jignore le gout du miel de lamour. Comme laurait dit lécrivain Péruvien, lautre bois le lait de la vache que vous êtes la propriétaire. Evidement comme esclavage sexuel je nai pas cette chance à moi de vouloir, daimer, de désirer, dagir et dabstenir. Ho cest mon tour. Laisse-moi boire, passe-moi la bout-œil je veux voir, relâche les verres. Prostitution ; se prostituer avec putôt idée de prostitution clandestine ; chercher le client, pour une prostituée ; être une prostituée ; baiser, faire lamour ; baise 15Browning développera lusage de la prosopopée comme élément de la mise en scène de loralité dans Prince Hohenstiel-Schwangau 1871, dans lequel le locuteur dialogue avec Sagacity, puis dans La Saisiaz 1878, en faisant dialoguer Reason et Fancy. De ce point de vue, les poèmes de Tennyson qui sont parfois désignés comme des monologues dramatiques Œnone, The Lotos-Eaters, Saint Simeon Stylites, Ulysses, sont davantage des prosopopées, dans la mesure où lélément dramatique est relativement peu présent.
BnF : Application indisponible Application indisponible Les deux premiers tomes des Misérables sont publiés en 1862 : la première partie est publiée le 30 mars à Bruxelles par les Éditions, Verboeckhoven et Cie, et le 3 avril de la même année à Paris, à grand renfort de publicité, extraits de morceaux choisis dans les journaux et critiques élogieuses. Les parties deux et trois paraissent le 15 mai 1862, les parties quatre et cinq sortent le 30 juin. À cette époque, Victor Hugo est considéré comme un des premiers hommes de lettres français de son siècle et le public se précipite pour lire son nouveau roman. La secrétaire dÉtat à lÉgalité femmes-hommes, et deux anciennes ministres, étaient sur les planches du théâtre Bobino, mercredi soir. Les bénéfices de la soirée iront au Collectif féministe contre le viol. Il y a le gémissement clitoridien elle illustre : un son doux ; le gémissement vaginal un son de gorge profond ; le combiné clito-vaginal elle le fait ; il y a le pré-gémissement un son à peine audible ; le presque gémissement un son enveloppant ; le gémissement décidé un son précis et plus profond ; le gémissement chic un son sophistiqué et rieur ; le gémissement Madonna un son de chanteuse de rock ; le gémissement XVIe arrondissement pas de son ; le gémissement semi-religieux un son comme la prière chantante dun muezzin ; le gémissement montagnard un son tyrolien yodlant ; le gémissement bébé un son comme un gazouillement de bébé ; le gémissement petit chien un son comme un halètement de chien ; le gémissement soirée danniversaire un bruit de fête denfer ; le gémissement inopiné un son étonné ; le gémissement militante bisexuelle totalement libérée un son profond, agressif, martelant ; le gémissement mitraillette le son dune mitraillette ; le gémissement zen torturé un son affamé et tordu ; le gémissement diva une note dopéra suraiguë ; le gémissement doigt de pied écrasé un cri de douleur ; et pour finir le gémissement triple orgasme quon nattendait pas ad libitum-Cest pas une obligation, Paul. Fais-moi ce pour quoi on est là, cest tout. Non, il ny a pas eu daccident. Il ny a jamais eu le feu, pas dexplosion, rien. Rien daussi grave. Enfin non, ça ne fait rien. Je ne peux pas vous parler de ça. Quest ce quune jeune femme intelligente comme vous a besoin de faire parler une vieille dame de son truc, là, en bas? De mon temps, on ne parlait pas de ces choses là.
Je me suis assise avec des femmes dans des usines décrépites à Juarez, dans des asiles délabrés au fin fond de petites ruelles au Caire, dans des centres de planning familial de fortune pour femmes et adolescentes à Jérusalem, Johannesburg, Pine Ridge et Watts, dans des villas à Hollywood, dans des jardins ravagés par le feu au Kosovo et à Kaboul, au milieu de la nuit avec des prostituées dans une fourgonnette roulant sur le périphérique à Paris. Parfois, ces rencontres se prolongeaient pendant des heures ; une fois, avec une jeune esclave sexuelle bulgare de dix-sept ans, nous avons pu nous parler trente-cinq minutes avant que son maquereau ne vienne la chercher. Jai entendu des histoires bouleversantes de violence-viols de guerre, viols dans des tournantes, viols en réunion, viols autorisés, viols familiaux. Jai vu de mes yeux les stigmates de la brutalité-yeux au beurre noir, brûlures de cigarettes sur des bras et des jambes, un visage fondu, des bleus, des entailles, des balafres et des os brisés. Jai vu des femmes vivre privées des choses les plus essentielles-la vue du ciel, du soleil, un toit, de la nourriture, des parents, un clitoris, la liberté. Je me trouvais là quand des crânes venaient séchouer sur les rives des fleuves, et quand on a découvert des corps de femmes nus et mutilés dans des fossés. Jai vu le pire. Le pire vit dans mon corps. Mais à chacune de ces expériences, toujours, jétais escortée, transportée et transformée par un guide, visionnaire, activiste, combattant révolté et utopiste. Jai appris à connaître et reconnaître ces femmes et parfois ces hommes pour ce quelles sont : des Combattantes du Vagin. On a boîté hors, hors des sentiers battus, et on aboyait fort, pour se sentir adultes. Le rap, le foot, le taf malgré la rage que ca fout, ben on a fait leffort de sconcentrer la dessus
photographié par Gilbert Louis Radoux le 5 mai 1861. Jbara vit les montagnes du Maghreb, entre ses parents, ses cinq frères et soeurs, et ses brebis. Elle rêve dailleurs, dune modernité qui lui paraît inaccessible. Ignorant et violent, son père la ramène constamment à sa condition de femme, et donc de soumission. Pour tromper son ennui, Jbara couche avec les bergers de passage en échange de quelques friandises. Mais un jour, elle se retrouve enceinte. Elle est alors bannie du village et contrainte daller sinstaller en ville. Pragmatique et désabusée, elle tente de sen sortir et raconte sa vie : la misère, la prostitution, la prison, le mépris dans le regard des autres, ces hommes qui ne voient en elle quun objet sexuel Dans ce monde qui ne veut pas delle, elle parle à Allah, son seul confident. Monologue et vagin dans la même phrase, on frôle le pléonasme Ainsi donc lidéologie qui sous-tend le réglementarisme semble plus forte que les différences culturelles et, qui plus est, politiques, car le rôle des États a plus de poids que limpact des mentalités : même lorsque les régimes changent, se démocratisent, le réglementarisme perdure. Les opposants au réglementarisme pouvaient faire valoir un manquement aux droits fondamentaux, mais encore fallait-il quils soient le fondement des régimes en place, ou participent des revendications de leurs adversaires politiques. De fait, ce mouvement trouve ses racines en Angleterre et en France mais avec une immédiate finalité européenne. Un abolitionnisme à ambition européenne On a du plomb dans la veine, du plomb dans la veine. Jrappe dans une flaque de sens.