Le clou des activités royales a été la visite, le 27 avril, du siège de la Direction générale de la surveillance du territoire DGST que dirige Abdellatif Hammouchi, pour y inaugurer un institut de formation de ses agents. Jamais un roi du Maroc ne sétait auparavant déplacé dans ses locaux. En fait lintérieur, et plus spécialement la DGST, ainsi que la justice, sont les deux piliers de lappareil dÉtat qui continuent à tourner à plein régime, que le souverain soit au Maroc ou à létranger. Ils ont montré leur efficacité quand il sest agi den finir avec la dans le Rif, dans la région minière de Jerada ou ailleurs. Il convenait donc de leur exprimer le soutien du chef de lÉtat en allant à leur rencontre. Lappareil sécuritaire est supervisé par Fouad Ali El-Himma, surnommé parfois le vice-roi, tant les pouvoirs de ce conseiller royal sont grands. Cest lui qui gouverne au jour le jour.
A-t-il eu plus de prédispositions que son père à admettre cette réalité multiculturelle qui saute aux yeux? Il est surtout arrivé au pouvoir à un moment où les demandes du mouvement amazigh se sont accumulées et sont devenues plus concrètes, estime ce membre de lIRCAM. Depuis, la reconnaissance de la graphie tifinagh, léclosion dune vie artistique amazighe, le lancement de projets télévisuels à venir, lintroduction de la langue dans les écoles, ont montré que le Maroc gère mieux la diversité culturelle sous Mohammed VI. Les temps ont changé, commente Abdelhay Moudden. Qui a dit que sous Hassan II, cette diversité nétait pas gérée? Il y avait tout juste plus de conservatisme. Une chose est sûre : la prédominance de larabe, défendue par Hassan II par équilibrisme, sous linfluence de lIstiqlal et des baâthistes ou par intérêt pétrolier, est en train dêtre érodée, dans les faits. Et Mohammed VI y est pour beaucoup. Certes, au passage, il a réussi à domestiquer le mouvement social qui porte la cause. Mais cest un moindre mal comparé au déni que leur opposait Hassan II. Et la continuité sont donc néanmoins les ingrédients Ses expositions publiques fantomatiques semblent toujours briller de manière fugace, comme des allumettes dans une coupure de courant certains soupçonnent quelles sont toujours allumées par le roi, à un moment où les rumeurs commencent à prendre de lampleur. Fils de Feu Sa Majesté le Roi Hassan II, Il est le vingt-troisième Souverain de la Dynastie Alaouite, dont le règne a débuté au milieu du XVIIème siècle. Par le biais de leur avocat, Me Eric Dupond-Moretti, le roi Mohammed VI et Lalla Salma font conjointement savoir que les rumeurs dune discorde autour de leurs enfants, le Prince Moulay El Hassan et la princesse Lalla Khadija, qui circulent depuis le début du mois de juillet sont intolérables, rapporte le magazine people Gala. Lalla Salma et Mohammed VI du Maroc ont divorcé : la révélation qui dérange.-Purepeople Renforçons la vigilance pour la prévention de la réintroduction du paludisme au Maroc Un conte de fées revu et corrigé par Machiavel. Une mélopée orientale dont on aurait confié la partition aux Borgia. Rien ny manque. Ni le souverain de droit divin, replet, indolent et lointain, ni la roturière à la crinière flamboyante et au teint diaphane, candide puis rebelle, lasse de se morfondre en sa cage dorée, et dont on a perdu la trace une année durant. Tout y est. Les prémices dun divorce à moitié clandestin, les mesquines intrigues dantichambres, le zèle de courtisans serviles, le virus du complot, le poison de la suspicion, les ravages de la jalousie. Les rares initiés qui consentent à guider létranger dans les tortueux dédales des palais du royaume avancent masqués. Tous ou presque requièrent lanonymat. Sur le Maroc éternel règnent Mohammed VI, 23e monarque de la dynastie alaouite, et la loi du off. De grâce, ne me citez pas! Logique. Lintimité de la famille régnante et ses secrets sacrés relèvent encore du tabou majuscule. Murmures et chuchotis pour les plus audacieux. Silence de plomb chez les autres. Si elle pimente parfois la rubrique Têtes couronnées des magazines people, si elle dope les audiences dune flopée de médias digitaux plus ou moins frondeurs, la destinée ô combien romanesque de Lalla-la princesse-Salma, épouse déchue de Sa Majesté, aurait sa place dans un traité de sociologie politique maghrébine. Tant elle éclaire, fût-ce en creux, les doutes dune monarchie tiraillée entre le respect dû à une tradition sacro-sainte, dintenses frustrations sociales et le désir, irrépressible, de modernité politique. Saisissante jusque dans son anachronisme, la scène date du 31 juillet dernier. Ce mercredi-là, sur lesplanade du palais de Tétouan nord, une foule de dignitaires, tous vêtus dune djellaba immaculée à capuche pointue, sacrifient au rituel dallégeance, point dorgue de la Fête du Trône. Avec dautant plus de ferveur que le royaume chérifien célèbre cette année le 20e anniversaire de lintronisation de M6, fils et successeur de limplacable Hassan II. Par vagues, ils se prosternent devant un Commandeur des croyants drapé dans une cape jaune dor et juché sur un étalon noir indocile. Au coeur de lescorte du roi-que Dieu lassiste, selon la formule de rigueur, un ado mince et grave en tenue militaire dapparat : son aîné, Moulay Hassan, 16 ans, prince héritier de son état. Las! ces fastes immémoriaux peinent à chasser les miasmes dun été calamiteux. Onze jours plus tôt, lavocat français Eric Dupond-Moretti, conseil du monarque, a adressé à lhebdomadaire Gala une mise au point aussi ferme dans la forme que sibylline sur le fond. Le roi du Maroc et son ex-épouse Lalla Salma, écrit le Falstaff des prétoires, font conjointement savoir que les rumeurs de fuite ou de séquestration denfants qui circulent depuis le début du mois sont intolérables. Quel crime de lèse-majesté a pu commettre le titre emblématique du groupe Prisma pour sattirer un tel blâme? Il a relayé larticle dun site Web imputant à un oukase du souverain labsence alléguée de Lalla Khadija, 12 printemps, la fille du couple, au côté de sa mère et de son frère lors de leur escapade estivale sur lîle grecque de Skiathos, confetti paradisiaque de larchipel des Sporades, en mer Egée. Scoop bidon, objecte un familier de la monarchie, pourtant peu suspect de complaisance envers le makhzen-la caste au pouvoir. Les deux enfants ont bel et bien accompagné leur maman. Cela posé, cette riposte atteste le degré dexaspération de M6. De fait, le Palais sabstient dordinaire de réfuter les ragots quinspirent ses fêlures. Comment dit-on billard à trois bandes en darija, larabe dialectal marocain? Le communiqué précité évente, de manière détournée, un secret de polichinelle. En invoquant le courroux supposé de lex-épouse, il officialise un divorce consommé seize mois auparavant, mais ni confirmé ni démenti depuis lors ; même si divers médias déférents ont entre-temps authentifié une séparation révélée par le magazine espagnol Hola, quitte à épuiser le catalogue des litotes. Le roi, qui soufflait le 21 août ses 56 bougies, na pas ces pudeurs. De laveu de deux témoins privilégiés, le descendant du Prophète assume sans détour son statut de divorcé. Jamais, insiste lun deux, Hola, qui publie au Maroc une édition francophone, naurait pris le risque de balancer son exclu sans un aval venu den haut. La preuve? Selon des confidences glanées par lhebdo glamour ibérique dans les couloirs du palais, la fracture serait, va pour le pléonasme, définitive et irrévocable. Les vacances hellènes de Lalla Salma et de sa progéniture, convoyées le 6 juillet à bord dun jet des Forces aériennes royales, méritent une brève escale. Autant pour leur traitement par les poètes de cour du makhzen que pour la splendeur des plages de Koukounaries. La princesse en rupture de ban a-t-elle bien loué sur place le yacht Serenity, au tarif de 600 000 euros la semaine? Mystère. Une certitude, avance un insider : les médias aux ordres ont reçu instruction de diffuser linfo. Dautres, ou les mêmes, profiteront de loccasion pour rappeler que lex-épouse, née Salma Bennani voilà quatre décennies, possède sur la très huppée île de Kéa, à lentrée des Cyclades, une luxueuse résidence-sept chambres, neuf salles de bains et une piscine aux dimensions quasiment olympiques-acquise, selon un canard athénien, pour la modique somme de 3,8 millions deuros. Et tant pis si, aux dires dun parent de Sa Majesté, ce domaine appartient en réalité à Lalla Asma, lune des soeurs du souverain.. On a le sens du timing ou pas. Hola! sort sa bombinette matrimoniale le 21 mars 2018. Seize ans jour pour jour après la signature, en présence des seules familles et devant les adoul-notaires en droit musulman, de lacte de mariage. Seize ans? Soit, sous nos latitudes, les noces de saphir. En loccurrence, un saphir taillé à la hâte et au burin. Les amateurs de bluettes princières en seront pour leurs frais : les épousailles ainsi scellées sapparentent à une union de façade, dictée par limpérieuse nécessité de perpétuer la dynastie et de sauver les apparences. Disons-le tout net. Guère attiré par la gent féminine, le jeune souverain navait aucune envie de convoler. Au soir de son règne, Hassan II la sommé de prendre femme, soutient un vétéran des us et coutumes du royaume. Volonté exaucée, certes, mais trois ans après le trépas de celui qui régenta le royaume à la cravache trente-huit années durant. Salma savait fort bien à quoi elle sexposait, avance un ancien as du renseignement français, familier des ombres de la cour. Consciente des inclinations de son époux, elle ne pouvait escompter ni félicité conjugale, ni nuits divresse. Mais comment une fille dune vingtaine dannées aurait-elle pu refuser une telle faveur? nuance un autre makhzénologue averti. Sans doute était-elle assez naïve pour imaginer infléchir le cours des choses. A lépoque, le choix de lélue déroute quelque peu les chancelleries et les élites locales. Lusage, note Michel de Bonnecorse, ambassadeur de France à Rabat de 1995 à 2002, voulait que le souverain épousât une femme venue dune tribu berbère influente, histoire de consolider lunité du royaume. M6, lui, a jeté son dévolu sur une Arabe de souche, issue de la moyenne bourgeoisie fassie. En clair, native de Fès nord-ouest, capitale spirituelle du royaume. Il nen fallut pas davantage pour que, dans les gazettes, le moulin à clichés semballe. Hommage à la fille du peuple, à la Cendrillon marocaine. On se calme. Salma na rien de linfortunée souillon réduite en esclavage par une infâme marâtre. Son père, prénommé Abdelhamid, enseignait à lEcole normale supérieure de Fès. Orpheline de mère dès lâge de 3 ans, la gamine sera élevée par sa grand-mère, Fatima Abdellaoui, établie à Rabat, en lisière du quartier populaire dAkkari. Une aïeule vénérée dont le décès, survenu en novembre 2018, plongera Salma dans une profonde affliction. A lécole, la petite Bennani accomplit un sans-faute. Bosseuse, elle empoche en 1995 un bac scientifique, mention bien. Suivent pour la matheuse deux années de classes préparatoires au lycée Moulay Youssef, prélude à son entrée à lEcole nationale supérieure dinformatique et danalyse des systèmes. Majore de sa promotion, lingénieure en herbe décroche un stage à lOmnium nord-africain, conglomérat géant et propriété du clan royal. Cest dans cette période, quelques mois avant le trépas dHassan II, que Salma aurait rencontré, lors dune soirée privée, le futur souverain. Viendront ensuite les fiançailles, annoncées à lautomne 2001, puis le mariage, contracté comme on la vu à lorée du printemps suivant. Programmées en avril, les festivités seront différées dun trimestre. Et ce par égard pour les frères palestiniens des territoires dits autonomes, théâtre dune offensive dévastatrice dIsraël. Les sujets du royaume ne perdent rien pour attendre. Etalées sur trois jours, du 12 au 14 juillet, les réjouissances, auxquelles sont conviés 200 couples de jeunes mariés provinciaux, Bill Clinton et sa fille Chelsea, plusieurs fils du Guide libyen Mouammar Kadhafi, ou encore le futur chef de lEtat gabonais Ali Bongo, grand copain de M6, ont de quoi éblouir le plus blasé des chroniqueurs mondains. Aussi suave quune pastilla, un film de commande made in France dépeint léclat dun cérémonial strictement codifié par une tradition un rien patriarcale. Générique excepté, il faut attendre la 25e minute dune vidéo de trois bons quarts dheure pour entrevoir la silhouette, voilée de pied en cap, de lépousée. Et la 39e pour contempler enfin son visage radieux, ses boucles auburn, son diadème étincelant et ses pommettes pailletées dor. Trêve de persiflage. Si formelle soit-elle, cette union bouscule un ordre séculaire. Pour la première fois, la femme du monarque se voit gratifiée du titre daltesse royale et hissée au rang de princesse, dignité réservée jusqualors aux filles et aux soeurs des souverains. Sur ce front-là, Mohammed VI a indéniablement ouvert une ère nouvelle, admet un dissident exilé. Mieux, il a opté pour la monogamie, dissous le harem et accordé à sa compagne une visibilité inédite dans lespace public. On lui doit aussi le dépoussiérage, dès 2004, du Code de la famille, la moudawana. Réforme dune ampleur limitée, certes, mais décrétée en dépit de la sourde hostilité des cénacles conservateurs. Jusqualors, le lexique en vigueur cantonnait lépouse officielle au statut de mère du prince-Oum Sidi-ou de mère des enfants royaux. Maman de lactuel souverain alaouite, la Berbère Fatima Amahzoune, alias Lalla Latifa, respecta loyalement sous Hassan II son devoir de discrétion. Dès lors quelle a pondu un ou deux héritiers mâles, assène un diplomate rompu aux énigmes du makhzen, la favorite sest acquittée de sa mission. Une tout autre vocation échoit à Lalla Salma tandis quéclosent, à laube du nouveau millénaire, les promesses dun frisquet printemps marocain. Celle dicône de louverture, demblème dune sage modernité. A lévidence, ce rôle lui sied et lui plaît. Bien sûr, léphémère ingénieure en informatique ne prétend ni à la qualité de reine ni même à celle de première dame. Il nempêche : elle en adopte certains des attributs, notamment dans larène caritative. Témoin, la naissance, dès 2005, de la Fondation Lalla Salma pour la prévention et le traitement des cancers. Laquelle épaule et finance neuf hôpitaux, 24 centres de dépistage et une demi-douzaine de maisons de vie, havres appelés à héberger les patients. Un engagement sincère et passionné, tranche un observateur averti. La princesse ne fait pas ça pour la photo, certifie en écho lancien ministre français de la Santé puis des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, reçu à deux reprises au siège de la Fondation. Elle connaît son sujet. Si, des remparts de Marrakech au casino dEstoril Portugal, Salma sacrifie aux rites des soirées de gala chères aux First Ladies en quête de fonds, avec stars du show-biz, patrons en vue et figures de laristocratie européenne, elle sort volontiers du halo des sunlights. Pour preuve, ce reportage de la RTI, la télévision ivoirienne, qui, en mars 2014, couvre sa visite du service doncologie pédiatrique du CHU de Treichville, commune dAbidjan. On la voit, prévenante et maternelle, sagenouiller auprès denfants foudroyés par le fléau, les étreindre et les embrasser. Hors de la sphère humanitaire, la pionnière, qui parle larabe, le français, langlais, et balbutie le castillan, ne se sent pas davantage astreinte à jouer les potiches. Ambassadrice de bonne volonté de lOrganisation mondiale de la santé OMS depuis 2006, elle livre de tribunes en sommets des discours convenus mais argumentés. Initiée au Royaume-Uni et en Allemagne aux rudiments de létiquette, Salma sentretient avec lempereur du Japon ou le roi de Thaïlande, et reçoit en sa résidence tantôt le couple Sarkozy, tantôt Charles dAngleterre, flanqué de sa compagne, Camilla. Lorsque, en juin 2017, les Macron atterrissent à Rabat, la princesse les accueille au pied de léchelle de coupée au côté de son royal époux. Quitte à tendre la joue à Brigitte pour une bise fort peu protocolaire, dont sextasient en choeur Paris-Match et Le Monde. Les rubricards de lactualité heureuse louangent sa fraîcheur et son élégance, quelle arbore un tailleur griffé Chanel ou un caftan finement brodé aux reflets moirés. En avril 2011, à lheure des noces du prince William et de Kate Middleton, les lecteurs du magazine britannique Hello lui décernent le trophée d invitée la plus élégante. En ce temps-là, la jeune mariée paraît intouchable. Alors rédacteur en chef de lhebdo Al-Jarida al-Oukhra LAutre Journal, Ali Anouzla lapprend à ses dépens. Pour avoir, en 2005, osé dévoiler quelques-uns des péchés mignons de Salma-dont le tajine aux carottes et la marche nu-pieds sous les ors du palais, il déclenche la colère des censeurs. Dans un courrier solennel et menaçant, le chef de la Maison royale, du Protocole et de la Chancellerie, qui a rang de ministre, lui reproche de divulguer ainsi les détails les plus intimes de la vie privée de Son Altesse. Le makhzen a la rancune tenace. Depuis cette incartade, le journaliste, qui aggravera son cas en évoquant la santé du roi ou les visées dAl-Qaïda sur le royaume, godille de procès en procès. Enclins à couvrir déloges la Cendrillon fassie, les médias européens nencourent point pareil châtiment. En juillet 2013, dans les colonnes de Jeune Afrique, Leïla Slimani, future Prix Goncourt, brosse un portrait inoffensif de la princesse aux pieds nus, devenue lambassadrice dun Maroc moderne. Trois ans plus tard, lhebdomadaire panafricain la noie sous un torrent dépithètes flatteuses. Modeste, intelligente, douce, rayonnante, éloquente, subtile, ravissante, charismatique, combative. Nen jetez plus, la cour se pâme. Illusion doptique. Car lenvers du décor du Lallaland bruisse daigres griefs. Dès lorigine, la garde rapprochée du monarque na toléré quà contrecoeur lirruption de cette hors-caste, étrangère au sérail chérifien. Parmi ses procureurs les plus tenaces, les trois soeurs de Sa Majesté, Meryem, Asma et Hasna, avides de reconquérir, au gré des impératifs protocolaires, leur statut de First Ladies de substitution, quil sagisse de présider à Fès louverture du Festival des musiques sacrées du monde ou de tenir compagnie à une première dame en visite. Hier parée de toutes les vertus, propulsée sur lavant-scène, la princesse glisse peu à peu hors des écrans radars et de la presse people. Sa dernière apparition publique? Le vernissage, le 12 décembre 2017, au Musée Mohammed VI dart moderne et contemporain, dune expo dédiée au peintre Mohamed Amine Demnati. Look resplendissant, chevelure lissée et nouvelle palette de maquillage, note Point de vue. En février 2019, ce miroir papier glacé du gotha signe une manière dexploit : un reportage révérencieux de huit pages sur la visite des souverains de la maison dEspagne, Felipe VI et Letizia, sans la moindre allusion à labsente, suppléée par Lalla Meryem. Tout juste apprend-on, par le biais dune tournure alambiquée, que le successeur de Juan Carlos et la reine ont été accueillis par presque toute la famille royale. Lescamotage, qui durera treize mois, alimente entre Toile et réseaux sociaux les rumeurs les plus dingues. Au choix, laltesse portée disparue serait exilée, recluse et assignée à résidence dans un lieu tenu secret ou possédée par un djinn maléfique. Selon une variante gore, elle aurait été poignardée, mortellement ou pas, par lune de ses belles-soeurs. Diffusé par lagence de presse marocaine MAP en février 2018, un cliché entérine la disgrâce. On y voit M6, alité dans une chambre de la clinique Ambroise-Paré de Neuilly-sur-Seine, près de Paris, où il vient dêtre opéré dune arythmie cardiaque, et entouré de ses intimes : le trio des soeurettes, le frère, Moulay Rachid, et les deux rejetons royaux, Moulay Hassan et Lalla Khadija. Ne manque sur cette touchante photo souvenir que lépouse du convalescent. Elle a fait des pieds et des mains pour y aller, confie un proche. Mais en vain. Le roi ne voulait pas la voir et la fait savoir. Quà cela ne tienne. Cette prétendue dérobade déchaîne la verve vengeresse dun site quasiment inconnu au bataillon, Le Crapouillot marocain, dont la prose inonde en outre les boîtes mail de dizaines de journalistes. Le 27 février, le justicier digital stigmatise la désinvolture de la princesse dilettante, fichtrement indifférente à cette osmose familiale, coupable davoir préféré les rues ensoleillées de Marrakech à lhiver glacial de la Ville Lumière et plus obnubilée par lentretien de son image glamour que par le devoir naturel de veiller au chevet de son mari. Trois jours plus tard, nouvelle salve. Haro cette fois sur le narcissisme de lintéressée, son ego démesuré, son attitude dédaigneuse et méprisante, son caractère colérique et agressif. Mais aussi sa propension à sobstiner, malgré les rappels à lordre récurrents de son époux, à croiser le fer avec les membres de la royale belle-famille, lentourage du souverain et le personnel à son service. A lévidence, ce double libelle sent le jus dofficine à plein nez. Mais ne vous y trompez pas, insiste un affranchi du sérail. Cest bien M6 qui en a dicté la tonalité. Les mots sortent de sa bouche. Pour autant, la même source nabsout pas totalement la proscrite. Elle a pu se montrer immature et arrogante. Mais je tends à voir dans cette brusquerie le mal-être dune femme isolée, lâchée par les siens. Isolée, sinon humiliée, à en croire les anecdotes cueillies au sein même de la coterie alaouite. A lété 2016, Salma décide de rejoindre par la route son conjoint à Tétouan, lun des lieux de villégiature favoris de ce fan de jet-ski, de voilier et de soirées entre potes. Mais se voit refoulée par un barrage de gendarmerie. Un autre camouflet sensuivra. La princesse prétend cette fois retrouver le monarque en Asie. Impossible, objecte celui-ci, mon avion est cloué au sol pour cause de révision technique. Aussitôt, laltesse de moins en moins royale fonce à la base aérienne de Rabat pour apprendre de la bouche dun général quun jet y est à la disposition de Sa Majesté. La discorde prend parfois un tour fracassant. Notamment quand elle porte sur léducation du prince héritier, quune robuste complicité lie à sa mère. Fin 2017, Mohammed VI juge le moment venu, pour son aîné, de quitter le nid familial et de voler de ses propres ailes. Jai été éduqué ainsi par mon père, à la dure, argue-t-il. Riposte de linsoumise, telle que rapportée par une source fiable : On voit le résultat! Vaine ruade : à la rentrée 2018, le successeur file à Marrakech, où il suit les cours du Collège royal préparatoire aux techniques aéronautiques. En léloignant ainsi, souligne notre expert, M6 espère le soustraire à linfluence maternelle. Retour à la case départ, soupire une étudiante dépitée. Dès lors que la femme du chef a accompli sa tâche de génitrice, plus besoin dentretenir la fiction conjugale. En matière de géopolitique matrimoniale, rien nest anodin. Le Commandeur des croyants tient, semble-t-il, à installer son ex ailleurs que dans la résidence de Dar es-Salam, enclave cossue des abords de la capitale, occupée jadis par Mohammed V. Mais tout porte à croire que la villa un temps choisie abrite désormais le boxeur allemand dorigine marocaine Abou Azaitar, aperçu maintes fois dans le sillage du souverain. Reste donc à dénicher un autre logis.. Désormais, une loi non écrite régit les faits et gestes de la demi-paria. Dans un article récent, le journaliste espagnol Ignacio Cembrero détaille les restrictions infligées à la quadra en quarantaine. Ses voyages à létranger et ses sorties au pays-virée au cinéma Atlas de Rabat, séance shopping au Mega Mall ou dîner en ville-sont soumis à autorisation préalable, précise cette ancienne plume d El Pais. De même, cest en vain que lune des épouses de lancien émir du Qatar a tenté voilà peu de la joindre par téléphone. Exercice acrobatique. Le monarque alaouite peut restreindre son rayon daction, mais certes pas anéantir son assise. Car nul, pas même lui, na le pouvoir de priver la fille dAbdelhamid Bennani de sa dignité, inaliénable, de mère du futur roi. Là est la hantise de la cour, soutient un connaisseur. On y redoute que lheure de la revanche sonne en même temps que celle de la succession. Et ce au détriment, notamment, de la triplette Meryem-Asma-Hasna. Voilà pourquoi le scénario de larmistice paraît plus crédible que celui de la guerre totale. Là encore, la preuve passe par limage. En dix jours et deux clichés, la femme fantôme refait surface au printemps. Sur le premier, de piètre qualité, mis en ligne par le site Rue20, on la devine déjeunant dans un restaurant de la place Jemaa el-Fna, haut lieu du tourisme marrakchi, en compagnie de sa fille et de copines de classe de celle-ci. Sur le second, daté du 10 avril, elle pose, sobrement vêtue, au milieu du personnel de lhôpital de Beni Mellal, lun des fleurons de sa fondation. Le message? Limpide. Il sagit de tordre le cou aux racontars et de restaurer une impression, si factice soit-elle, de normalité. Le roi, hasarde un vétéran de la scène franco-marocaine, sent bien que cette quasi-répudiation passe mal, tant au sein de la haute société que chez les petites gens. De là à délier les langues.. Au Maroc comme ailleurs, le sujet reste hautement inflammable. Y compris parmi les amies de longue date de la princesse. Désolée, mais je ne souhaite pas mexprimer, esquive par sms Dominique Ouattara, la première dame de Côte dIvoire. Quant à Bernadette Chirac, épouse de lancien président français, elle fait savoir, par lentremise de sa fille Claude, quelle vit désormais retirée de la sphère publique. Le palais, déplore un électron libre de la famille royale, a aussi mal géré le divorce quil géra bien le mariage. Déjouer ce piège suppose une transparence dont notre monarchie absolue est incapable. Un pas en avant, un pas en arrière. Doù la question qui taraude mes compatriotes : comment un système inapte à régler ses tourments intimes prétendrait-il alléger notre fardeau? Par Vincent Hugeux. This website is using a security service to protect itself from online attacks. The action you just performed triggered the security solution. There are several actions that could trigger this block including submitting a certain word or phrase, a SQL command or malformed data. Fabrice Crevola a été nommé directeur général de Renault Commerce Maroc, la filiale commerciale du..
Enquête Nationale sur les Facteurs de Risques des Maladies Non Transmissibles via Téléphonie Mobile Photo de famille au palais royal: de gauche à droite, Ali, Sarvath et Hassan de Jordanie, Moulay Rachid du Maroc, Lalla Salma, le roi Abdallah II, le roi Mohamed VI et le prince héritier Moulay el-Hassan, la reine Rania, Lalla Meryem et Lalla Hasna du Maroc, Lalla Oulm Keltoum, épouse de Moulay Rachid, Zeina et Rashid de Jordanie. En visite au Maroc en février dernier, le prince Harry et Meghan Markle avaient rencontré le souverain du royaume chérifien ainsi que ses sœurs. Mais pas lépouse du roi, qui na pas été aperçue en public depuis 2017. La princesse Lalla Hasnaa, la plus jeune des trois sœurs du roi du Maroc Mohammed VI, a inauguré ce mardi à Rabat.. Publié le 11042019 11 juin 2020 Par Quentin Müller, Margaux Solinas Six jours après avoir fêté ses 14 ans, le prince Moulay El Hassan du Maroc a présidé, en uniforme, un déjeuner dans.. Publié le 16052017.